1ères pleines lunes

1ères pleines lunes – III

 Ichigo décida de rentrer chez lui pour la pleine lune. Tous maintenant savaient à l’Académie qu’Ichigo avait un compagnon, donc tous l’ignoraient superbement. Tous les étudiants étaient d’autant plus énervé, qu’Ichigo ne savait même pas à qui il avait fait sa marque. Chacun y était allé de son petit commentaire. Le plus populaire étant qu’il s’était donné à un loup de troisième zone.

Le jeune homme avait reçut quelques quolibets. Mais ce n’était pas ça qui le blessait le plus… C’était le comportement de Renji qui l’ignorait totalement. Pire… il le considérait comme un paria et ses amis évitaient maintenant Ichigo estimant que s’était lui le responsable de toute cette situation.

Le roux arriva en début d’après-midi chez lui. Sa mine renfrognée n’encouragea personne à entamer une conversation. Toutefois Mazaki rejoignit son fils sur la terrasse du jardin, où le jeune homme s’était réfugié.

–        Ichigo… que se passe t-il ?

–        … Maman…

–        Oui ?

Le bruissement des feuilles vint couper le silence gêné du jeune homme.

–        N’ai pas peur de te confier à moi… Tu sais très bien que je porterai aucun jugement…

–        C’est pas facile à dire…

–        Prend ton temps… Je vais préparer un thé… tu en veux un ?

Ichigo se contenta d’hocher la tête. Il cherchait fiévreusement ses mots et lorsqu’il entendit un bruit de pas autre que celui de sa mère, il se replia sur lui-même.

–        Que t’arrive t-il fils ?

–        Cela ne te regarde pas…

–        Si… un peu…

–        Non !

Le ton vif surpris Isshin. La voix douce de Mazaki se fit entendre

–        Isshin ne soit pas si…

Mais le père du jeune homme arborait maintenant une mine préoccupée. Mazaki demanda à son mari curieuse

–        Quelque chose te tracasse ?

–        Je ne serais y mettre un mot… C’est comme s’il y avait une évidence que je n’arrive pas à cerner.

–        Que nous chantes-tu là ?

–        Je ne sais pas… C’est comme si… c’était mon instinct qui s’éveillait pour me dire quelque chose mais je n’arrive pas à définir de quoi il s’agit exactement. Et c’est depuis qu’Ichigo est arrivé ici. C’est pour cette raison que je me demandais…

Mazaki se tourna vers son fils et l’observa attentivement. Chose qu’elle ne faisait plus depuis un certain temps. Ichigo étant suffisamment débrouillard pour qu’elle ne s’inquiète pas à son sujet. La rousse s’installa doucement près du jeune homme et observa attentivement son regard.

–        Tu as une marque ? Demanda simplement Mazaki.

–        Non…

–        Mais tu ne sais pas de qui il s’agit ?

–        Non…

Isshin observa sa femme et son fils. C’était quoi cette discussion dont il se sentait exclue. Mazaki reprit

–        Tu souffres beaucoup ?

–        Haï…

–        Que se passe t’il à la fin ?

–        Ichigo a marqué un loup mais ne sait pas de qui il s’agit !

Isshin se tourna vers son fils stupéfait et brutalement les effluves du parfum de son fils le frappèrent ses sens olfactifs. Ses yeux s’arrondirent de surprise et sa mâchoire se décrocha pour finalement éclater d’un rire monstrueux qui l’amenèrent aux larmes. Ichigo fou de rage se redressa et menaça son père

–        Arrête de rire vieux débile ! Je ne vois pas en quoi c’est si drôle !

–        Moi si…

Et Isshin s’étrangla à nouveau en posant ses yeux sur son fils. Ichigo fou furieux quitta les lieux alors que Mazaki essayait de le calmer et tançait son mari sur son comportement puéril. Le jeune homme s’enferma dans sa chambre en prenant soin de faire vibrer le shoji.

Il tuerait son père un de ces jours… il s’en fit la promesse. Le roux se mit à arpenter sa chambre. Son cerveau essayait de mettre un nom, une image mais rien… bon sang et le soir même, il allait y avoir la prochaine pleine lune… Qui était… Un coup bref sur le montant de la porte coulissante le fit sursauter. La voix d’Isshin rieuse se fit entendre.

–        Dégage ! Siffla Ichigo

–        Je sais qui est ton dominé…

Le cœur du jeune homme se mit à battre plus vite. Il était étreint par l’angoisse et en même temps par l’excitation. C’est d’un geste vif qu’il fit glisser la porte. Ses yeux se baissèrent pour croiser Isshin et Mazaki assis en seiza. Même si une lueur amusée était encore visible dans le regard de son père, ce dernier semblait vouloir discuter sérieusement.

–        Comment peux-tu le connaître alors que tu n’as aucune description…

–        Ton odeur Ichigo…

–        Mon odeur ?

–        Bien sur, celui qui appose sa marque laisse une partie de son parfum sur celui qu’il domine en marque justement de territoire. Et pratiquement tous les jours, je croise ton mari…

–        Il est dans ta division ? Demanda Ichigo d’une voix blanche.

–        Non… même pas !

–        Nous pouvons entrer Ichigo ? Interrogea Mazaki.

–        Oui… Oui…

Le jeune homme se recula et laissa ses parents s’installer dans son salon personnel.

–        Cela faisait longtemps que je n’étais pas venu ici ! Remarqua Isshin.

–        Y’a à peine un mois ! Rétorqua son fils se souvenant comment son père l’avait soulevé comme un sac de sable.

Isshin rit doucement tandis qu’Ichigo le pressait

–        Alors, de qui s’agit-il ? Comment peux-tu le connaître s’il n’est pas de ta division ?

–        Parce ce qu’il s’agit d’un autre capitaine de division…

–        Pardon ?

Les yeux d’Ichigo n’avaient jamais été aussi grands ouverts.

–        Comment ? Qui…

–        Qui est-il ?

Isshin ne pu s’empêcher de rire doucement en songeant à Aïzen Sosuke qui était très agité ces derniers temps contrairement à ses habitudes nonchalantes.

–        Il s’agit du très enviable partit d’Aïzen Sosuke… capitaine de la cinquième division…

Ichigo cru que son cœur allait sortir de sa poitrine et il posa sa main sur sa poitrine pour voir si elle était toujours intacte.

–        C’est une plaisanterie ? Demanda le jeune homme.

–        Non… J’avais perçut tes effluves mais je m’étais dit que j’étais trop préoccupé par toi et tes problèmes de harcèlements… alors, j’ai repoussé cette éventualité. Mais maintenant que je sais que tu n’as pas de marques etc… le seul qui possède ton odeur c’est Aïzen !  Ça ne fait aucun doute pour moi.

–        Mais… mais… il est le loup-garou le plus… puissant

–        C’est peut-être aussi pour cela que je n’ai pas voulu y croire non plus. Mais c’est très drôle ! Aïzen Sosuke le plus puissant capitaine du Goteï13 se faire piéger par un gamin qui n’est pas encore sortit de l’Académie.

–        J’en sors dans quatre mois !

–        Au fait… tu sais qu’elle sera ton affectation ?

Ichigo marmonna entre ses dents

–        Comme je suis nul en kidō, ils ont décidé que je serai affecté à la onzième division…

–        Vraiment ?

–        Oui… à moins que je m’améliore… mais ils ont peu d’espoir et moi aussi !

Ichigo plongea la tête la première entre ses bras qui avaient eux-même échoué sur la table basse.

–        Soit pas si défaitiste… et puis… maintenant tu peux demander à ton dominé… c’est un champion du kidō…

Isshin éclata de rire alors qu’Ichigo attrapait la table basse pour la fracasser sur son père. Mazaki regardait son fils et demanda

–        Comment as-tu fait pour mater un des plus grand loups du Goteï13 ?

–        Moi aussi je me pose la question… déclara Isshin

–        Dehors ! Hurla Ichigo énervé. Je ne veux plus rien entendre et ça va encore dégénéré avec papa… alors dehors.

Les parents du roux quittèrent la chambre penauds et Ichigo se laissa glisser sur le sol anéantis. Comment avait-il pu dominer Aïzen Sosuke ? Il devait en avoir le cœur net… son père devait se tromper ou quelque chose. Toutefois, il ne pouvait plus rester les bras croisés, sa survie mentale en dépendait !

Ichigo descendit en fin d’après-midi où il mangea de bon appétit. Il avait passé une partit de son temps à dormir et il se sentait en excellente forme. Le jeune homme percevait les subtils changements qui s’opéraient déjà en lui. Voulant rester seul au cours de sa transformation, Ichigo s’enferma dans sa chambre. Plus prévoyant que la fois précédente, il retira ses waraji et enfila des vêtements un peu plus amples prévu pour les changements de leurs corps.

Le jeune homme s’allongea à terre lorsqu’il sentit ses os craqués et il s’attendait au pire… mais à sa surprise, même s’il souffrait de sa transformation, elle fut largement moins pénible que la première fois. Lorsqu’il se redressa sur ses pattes arrières, Ichigo mesurait pas loin de deux mètres, son instinct le poussa à quitter la demeure à la recherche de sa moitié.

Isshin et Mazaki avaient entendu les gémissements de douleurs d’Ichigo. C’était le lot de tout nouveau loup-garou mais lorsqu’il le virent sauter de l’étage dans le jardin, les deux loups restèrent stupéfaits. Ils comprenaient enfin pourquoi Aïzen Sosuke avait été dominé par leur fils et pourquoi leur fils semblait souffrir autant… de sa transformation.

°°0°0°°

Aïzen observait la cour de sa division. Gin se retira sans ajouter un mot. Il trouva son capitaine étrangement calme, ce qui contrastait avec les derniers jours plutôt chaotiques vécu précédemment.

Sosuke se retourna pour voir si la porte était effectivement bien fermée. Un soupir s’échappa de ses lèvres. Pour une fois, il n’était pas pressé de quitter son bureau. Il n’avait plus rien à craindre.

Le capitaine de la cinquième division retira ses lunettes et repoussa ses cheveux. Il attendit patiemment que son corps prennent la forme définitive de loup-garou pour sortir enfin des locaux de la cinquième division.

Ses yeux avaient un couleur sombre pourtant des particules dorées s’y étaient glissées donnant un étonnant regard changeant au loup. Malgré lui, et plus parce que ses instincts le poussaient à agir ainsi, Aïzen bondit dans la nuit et décida de retourner dans le temple des regrets. Il savait qu’il serait rejoint par son dominant.

Il se déplaçait rapidement et avec une grâce de prédateur qui rendait ses mouvements irréels. Ses pieds touchaient à peine les tuiles sur lequel il prenait appuis pour se propulser. Aïzen croisa quelques loup-garou qui fixait la stature impressionnante du capitaine de la cinquième division qu’il voyait peu sous sa forme de loup.

A peine arrivé à mi-chemin que quelque chose fondit sur Sosuke. Une effluve qui le captiva au point qu’il s’arrêta dans sa course. Immédiatement, il chercha d’où pouvait provenir cette essence entêtante. Ses yeux croisèrent ceux qu’il cherchait désespérément depuis presque un mois. Les battements de son cœur s’accélèrent malgré lui. Il jura intérieurement. Comment pouvait-il exercer cette fascination sur lui ? Ce ne devait-il pas être l’inverse ?

Les deux loups s’observèrent intensément. Ichigo avait le cœur qui allait sortir de sa poitrine. Pourtant, il recula. Le jeune homme ne pouvait pas dominer ce loup. Il ne le voulait tout simplement pas. Et sans que l’on puisse deviner son geste, Ichigo quitta les lieux laissant fou de rage l’autre loup.

Comment se morveux pouvait-il le rejeter de cette façon ? Sosuke sentit la rage le submerger, il bondit à la recherche de ce loup roux qui le l’abandonnait une nouvelle fois. A sa surprise ce dernier était d’une rapidité peu commune. Seul Kuchiki pouvait se targuer d’aller aussi vite habituellement. Mais il ne s’agissait pas de lui…

Les yeux d’Aïzen parcouraient le corps du loup qui le fuyait et il ne put s’empêcher de l’admirer. Sans conteste, le loup était puissant et c’était son immaturité qui le faisait fuir. Il n’était pas sur lui-même de pouvoir lui faire face sans y laisser quelques plumes. Il avait absolument besoin de savoir qui il était…

Et c’est en utilisant un sort de restriction qu’il le captura. Ichigo échoua lourdement sur le sol. L’herbe humide avait à peine amortie le choc. Le roux gronda. Comment avait-il osé le ligoté ?

–        Enfin je te tiens… Pourquoi me fuis-tu ? Ne m’as tu pas choisit ?

Mais Ichigo était occupé à se redresser.

–        Inutile tu ne pourras pas te défaire de tes liens…

Le roux ne l’écoutait pas, il concentra tout son reiatsu sur ses liens et brisa son enchaînement et s’est fou furieux qui bondit sur Aïzen. Qui s’esquiva à la dernière seconde, et à sa surprise le loup pourtant massif ne bascula pas et fit une torsion hallucinante avec son buste et ses hanches. C’était un tueur !

Sosuke le prit enfin au sérieux et fit face avec sang-froid à ce loup-garou déchaîné. Le combat entre eux fut une nouvelle fois très rude. Il dura une partit de la nuit et c’est Ichigo qui bloqua sur le sol le capitaine de la cinquième division, prouvant une bonne fois pour toute qu’il le dominait par sa puissance et non par accident et il enfonça une nouvelle fois ses dents dans son épaule. Le loup émit un grognement de douleur et Aïzen se soumit à contrecœur la queue entre ses jambes et les oreilles basses, l’attitude passive.

Ichigo se redressa et quitta les lieux mais, la voix agressive de l’autre loup le retint

–        Pourquoi refuses-tu de t’accoupler avec moi ? Tu m’as marqué par deux fois…

Le jeune homme tourna son visage vers Aïzen et rétorqua

–        Je ne sais même pas ce qui m’amine. Je ne sais pas pourquoi je cherche à te dominer… Quand à m’accoupler avec toi, c’est impossible…

–        Pourquoi ?

Ichigo se tourna brutalement et lui demanda

–        Je ne sais même pas comment tu te nommes…

–        Moi non plus… Tu ne me connais réellement pas ? Aïzen fut surpris et une certaine angoisse l’étreignit concernant les origines du loup. Je suis Sosuke Aïzen

–        Et je m’appelle Ichigo Kurosaki…

Et sans laisser le temps à l’homme de lui répondre, le loup disparut.  Aïzen resta stupéfait et sentit en lui la rage le submerger. Un long hurlement monta en lui. Le loup-garou rentra chez lui furieux son reiatsu était tellement sombre que peu osèrent s’approcher de lui.

°°0°0°°

Ichigo fut peu ennuyer les jours qui suivirent. Il s’enferma dans sa chambre à l’Académie. Tous se moquèrent de lui et sur le fait qu’il se retrouve marier avec un loup de troisième zone. Mais Ichigo n’écoutait pas. Il s’avoua enfin avoir été fasciné par celui qui était lier à lui maintenant. Sa peur de lui ne provenait pas de sa puissance mais plus parce qu’il était terriblement séduisant et… mature !

Mais comment lui expliquer cela ? Il n’avait aucune expérience, il avait peur d’être gauche et faire n’importe quoi. Et s’il se moquait de lui ? Il n’aimerait pas du tout… en fait, c’était ça qui l’effrayait plus que tout. C’était qu’il puisse le blesser dans ses sentiments. Il l’aimait… Il savait qu’en apposant sa marque et par deux fois les liens étaient maintenant indéfectibles. Ses yeux se mirent à briller et à prendre une couleur cognac. Ses pensées se trouvèrent projetées vers son loup et un désir puissant l’étreignit.

Que devait-il faire à présent ? Le matin de son retour en cour fut agité. Surpris le jeune homme s’approcha de ses anciens amis qui maintenant ne lui adressaient plus la parole qu’en de rares occasions.

–        Que se passe t-il ?

Hinamori lui répondit excitée

–        Un capitaine va venir dans deux jours pour nous faire exécuter une exercice dans le monde humain.

–        Vraiment ?

Le cœur d’Ichigo se mit à battre sourdement et il demanda mal à l’aise.

–        Je peux savoir de qui il s’agit ?

–        D’Aïzen Sosuke ! Rétorqua Renji en le toisant du regard.

Ichigo était devenu blême. Il savait que tous seraient à ce moment là qu’il était… Le jeune homme reprit son souffle. A moins qu’il manque le cours ? C’était impossible, c’était un des examens principaux qui sanctionnait ses derniers cours. Il ne pourrait pas esquiver. Ichigo quitta le groupe en fronçant les sourcils. Il devait rencontrer Aïzen avant… qu’ils discutent sérieusement ensemble.

Il allait sécher les cours de l’après-midi pour le rencontrer. Sans plus faire attention au groupe derrière lui, il se dirigea vers la salle de cours où il participerait à ceux de kidō. Renji demanda à Hinamori

–        Tu sais qu’elle mouche l’a piqué ?

–        Aucune idée… mais, il ne semblait pas dans son assiette…

Renji fronça les sourcils…

°°0°0°°

Ichigo entra dans le bureau de son père une fois que Rangiku fut enfin décidé de transmettre l’information qu’il l’attendait dans la cour. Isshin sortit inquiet

–        Quelque chose ne va pas Ichigo ?

–        Papa… j’ai besoin de rencontrer Aïzen…

–        Pourquoi ?

–        Parce qu’il vient à l’Académie et que tous sauront pour nous…

–        Et quel mal y a t’il ? Enfin tous pourront savoir que…

–        Ecoute, j’ai pas le temps de m’expliquer avec toi maintenant… fait moi rencontrer Aïzen, c’est tout ce que je te demande !

Isshin observa son fils qui était très déterminé. Tous observaient le jeune homme qui portait l’uniforme de l’Académie et soupira

–        Tu aurais pu mettre un uniforme de shinigami…

–        Je n’ai pas eu le temps et je n’ai toujours pas le temps. Je l’attends là où a eu lieu notre dernière rencontre !

–        Et c’est ?

–        Tu crois que je vais te le dire ?

–        Tss ! Comment veux-tu que je sach…

–        Occupe-toi de tes affaires après que tu auras transmis ce message.

Ichigo quitta les lieux et Isshin se gratta son menton pensif. La voix de Rangiku demanda

–        Je peux vous aider Taïcho ?

–        Non, non merci Rangiku-chan… je vais rendre visite… à un ami…

–        Kisuke-san ?

Isshin glissa un leger regard en coin à sa fukutaïcho trop curieuse et ne répondit pas. Sans un mot, il disparut au grand dam de rangiku qui ne pourrait pas se mettre un nouveau potin sous la dent.

°°0°0°°

Aïzen était plongé dans ses colonnes de chiffre quand un coup sec à la porte lui fit lever son visage de la page bien remplie. Il s’agissait de Gin et de… A cette idée, Aïzen soupira et déclara

–        Entrez !

La porte s’ouvrit sur Gin qui déclara d’une voix monocorde

–        Kurosaki-Taïcho aimerait s’entretenir avec vous…

Sosuke aurait du s’y attendre après tout. Il déclara d’une voix lasse

–        Qu’il entre et je ne veux pas que nous soyons dérangé !

–        Haï Taïcho !

Gin était surpris par la demande de son capitaine et quitta les lieux pour laisser la place à l’impressionnant capitaine de la dixième division. Lorsque la porte se referma sur le fukutaïcho, Isshin salua Aïzen et ce dernier répliqua

–        Ce n’est pas pour cela que tu me rends visite Kurosaki… Taïcho…

–        Non… c’est pour mon fils !

Sosuke releva un sourcil surpris.

–        Il a quitté les cours pour venir à ta rencontre. Comme il ne peut pas venir jusqu’ici à moins de se faire grandement remarquer, il m’a demandé de jouer les entremetteurs…

–        Qui te dis que j’irai…

–        Ne joue pas avec moi Aïzen-kun… Je sais que tu portes le sceau de mon fils et il semble même que son influence soit plus présente qu’il y a un mois.

–        Il n’a pas voulu me parler, il y a moins d’une semaine ! Répliqua sèchement Aïzen. Pourquoi j’accéderai à sa demande ?

–        Parce qu’il est jeune et qu’il est certainement dépassé par ce qui arrive… tout comme toi je présume. Je ne pense pas qu’il veuille te blesser par son comportement. Mais ce n’est pas à moi de te le dire.

Isshin allait quitter les lieux lorsque la voix basse d’Aïzen demanda

–        Où ?

–        Il a dit «Je l’attends là où a eu lieu notre dernière rencontre». Je suppose que tu sais où cela se situe ?

Sosuke hocha la tête pour toute réponse. Isshin eut un petit sourire et quitta la cinquième division. En espérant qu’Aïzen ne soit pas trop intransigeant avec Ichigo… mais ça, cela ne le concernait plus. S’il n’avait tenu qu’à lui, jamais Ichigo n’aurait rencontrer Aïzen. Il ne savait pas comment cela avait-il pu se produire… mais c’est la pire chose qui soit arrivé à son fils, c’était certain. Même si tous appréciaient le capitaine de la cinquième division, c’était loin d’être son cas.

°°0°0°°

Sosuke quitta discrètement sa division. Gin avait reçut l’ordre de rester à son poste durant sa courte absence. Que lui voulait ce morveux ? Le rendre fou une nouvelle fois ? Enfin, cette fois-ci, ils pourraient au moins discuter sans risquer de s’égorger.

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