1ères pleines lunes

1ères pleines lunes V

Ichigo sortait de la chambre des 46. Il ne comprenait toujours pas ce qu’il faisait dans ce tribunal, autant appelé un chat… un chat ! Les questions avaient fusées de toutes part et personne ne lui laissait le temps de répondre. Tous avait douté de sa capacité à éliminer seul un arrancar.

Le jeune homme savait qu’Hinamori et Kira étaient passés avant lui dans la chambre, mais aucune information n’avait filtré. Il ne les avait pas revus depuis qu’ils étaient sortit de la quatrième division et il s’inquiétait réellement sur la façon dont leur entretien s’était passé. De plus, il n’en savait pas plus sur le nombre de morts dans les rangs de la cinquième division.

Ichigo était nerveux car il n’avait plus vu Sosuke depuis qu’il était partit à la recherche d’autres ennemis non désirables pour l’exercice. Comment en était-il arrivé là ? Le jeune homme plaignait sincèrement son mari de devoir se retrouver devant tous ses vieux croulants qui ne manqueraient pas de lui poser des questions plus vicieuses les unes que les autres.

Une chose pourtant était sûre pour lui. Vu les regards que tous posaient sur sa personne, il était clair que tous connaissaient sa position de dominant dans le couple qu’il formait à présent avec Sosuke. Toutefois et contrairement à l’Académie, personne ne vint le trouver pour lui faire une quelconque réflexion.

En fait ce qu’ignorait Ichigo, était qu’Isshin avait utilisé toute la force de sa persuasion pour faire taire les mauvaises langues. Malheureusement, son fils avait été mis au secret afin de permettre d’éclaircir toute cette affaire et le capitaine de la dixième division, n’avait pu parler avec Ichigo pour le rassurer. Connaissant son caractère anxieux, Isshin savait bien, qu’Ichigo devait se faire un sang d’encre pour sa famille et certainement pour Aïzen.

°°0°0°°

Ichigo regagna les appartements de la troisième division dans lequel, on l’avait assigné à résidence. Pour une résidence… s’en était une avec des barreaux ! Le jeune homme culpabilisait pour Hinamori. Sa conduite l’avait rendu irresponsable. Kira s’en était bien sortit car il était fait pour le combat contrairement à Momo. La chambre des quarante-six lui avaient nettement fait comprendre au jeune homme, qu’il était seul responsable de ce qui s’était produit cette nuit-là.

Ichigo s’installa sur le lit  à peine confortable et replia ses jambes sous lui. Le regard au loin, il observa le ciel bleu sans vraiment le voir. « Vous auriez dû savoir que la force adversaire était supérieure à la vôtre. Vous avez mis vos coéquipiers en danger ! ». Ichigo avait essayé de se défendre en soutenant qu’il pensait sincèrement qu’il s’agissait d’un exercice. « Vous auriez dû en informer Aïzen Sosuke… », « pourquoi ne pas avoir signalé qu’Aïzen était votre dominé ? », « C’est irresponsable de laisser un exercice à un homme qui avait un intérêt personnel parmi les élèves !  Vous auriez du avertir votre professeur principal », « Pourquoi n’avez-vous pas donné l’alerte, si vous aviez sentit tout ce sang ? »

Les voix ne cessaient pas de le harceler depuis qu’il avait quitté le tribunal. Et ce qui le rendait un peu plus confus, s’était le souvenir cuisant de ses tentatives ou plutôt les ébauches d’explications qu’il n’avait jamais pu terminer et pour cause, personne ne lui avait permis de terminer une quelconque phrase.

Ichigo n’avait vu aucun visage, il entendait uniquement la voix des différents membres de la chambre des quarante-six, qui martelaient leurs affirmations, comme une sentence qui prouvait la culpabilité du jeune homme. À la fin, Ichigo était lui-même persuadé d’avoir mené Kira et Hinamori à l’abattoir. Jusqu’au point d’imaginer qu’il était l’instigateur de la mort des shinigami de la cinquième division. Jamais le roux n’avait été aussi déprimé de toute sa vie. À sa grande honte, on lui avait enlevé son zanpakuto et ça, c’était insupportable pour lui.

Devait-il attendre ici bien gentiment ? Ichigo se redressa et se plaça au milieu de sa cellule. Une certaine excitation venait à le gagner et son reiatsu commença à tanguer. Une voix inconnue derrière lui, le fit sursauter.

–        Je vous conseille de vous tenir bien tranquille. Actuellement, c’est Sosuke Aïzen qui passe devant la chambre des quarante-six. Si vous faisiez un acte irresponsable, il pourrait en pâtir et puis, je pense qu’il se ferait du soucis pour vous…

Ichigo se tourna pour croiser le visage d’un homme blond, dont les cheveux tombaient ondoyant dans son dos. Le jeune homme ne répondit pas… attendant la suite qui ne vint pas. Le roux se détourna de l’observateur et au bout de quelques minutes, l’homme repris doucement.

–        J’ai eu beaucoup de mal à croire qu’Aïzen Sosuke se soit fait mordre et lorsque je vous ai aperçut, j’ai pensé à une mauvaise blague. Comment un gamin aussi chétif peut-il marquer un loup comme le capitaine de la cinquième division ! Pourtant, vous ne manquez pas d’intérêt… Kurosaki Ichigo !

Le roux ne répondit pas. Il en avait assez de toutes ses réflexions. Il le savait bien au fond de lui-même qu’il n’était pas à la mesure d’Aïzen. Ichigo voulait seulement qu’on l’oublie. S’il pouvait revenir en arrière, il rendrait sa liberté à Sosuke.

Pourtant, l’idée même à peine lui traversa t-elle l’esprit qu’il en éprouva un malaise. Ichigo se rendit compte qu’il était amoureux d’Aïzen. Il n’avait jamais adhéré à aucune thèse selon laquelle, la morsure était provoquée par l’amour, la présence de l’unique, le parfum et tout le machin qui l’ennuyait immanquablement avant.

Qu’allait-il faire maintenant ? Aïzen n’était pas du genre à se laisser manipuler. Dans sa tête, quand il se voyait en couple avant de rencontrer son mari… Lorsqu’il se voyait en dominant, il avait toujours imaginé une louve bien docile ou bien un jeune loup, plus petit que lui… mais… quand il colla l’image qu’il avait du jeune loup docile et celle d’Aïzen dans sa tête, une grimace se forma sur ses traits fatigués.

Il avait toujours cru qu’en étant le dominant dans son couple, il serait le plus fort physiquement, le plus grand, ayant le plus d’assurance, sachant quoi faire en toute circonstance… ou comment faire pour… pour les choses physiques ! Cette partie là était difficile à imaginer pour lui. En fait, jamais il n’aurait pensé dominer un loup plus âgé et certainement pas comme…

Le jeune homme se frappa le front ennuyé. L’image d’Aïzen passa devant ses yeux et il grimaça. Ichigo essaya de cacher son visage entre ses mains comme s’il essayait d’arracher la vision qu’il avait eut un bref instant. Non… rien ne correspondait avec son idéal… mais alors rien du tout ! Le jeune homme se compara plutôt à une misérable crevette, ayant un air de jouvencelle en détresse, gauche et toujours intimidé devant le regard si perçant de Sosuke. Rien que d’y penser, il en avait des palpitations et un certain malaise s’installa à nouveau en lui. Il manquait immanquablement terriblement de confiance en lui face à son mari.

Une image traversa son esprit, Sosuke et lui faisant l’amour et il devint écarlate. Le jeune homme jura entre ses dents. Jamais il ne pourrait… le toucher ! Il s’en fit la promesse… Aïzen Sosuke… Quelle relation allait-il avoir ensemble ? Enfin, si relation il pouvait y avoir. Car, actuellement il était plutôt coincé et il se voyait déjà passer le restant de ses jours enfermés dans une prison, ne sortant de cette dernière lorsqu’il aurait les cheveux blancs et le dos perclus de rhumatismes. Il essaya d’imaginer Aïzen sous la même forme et un sourire idiot vint sur ses lèvres.

–        Tu sembles t’amuser ?

Ichigo reconnu la voix. Le jeune homme tourna légèrement son visage vers son interlocuteur et l’observa intensément. Gin Ichimaru arborait toujours son sourire. Le quittait-il vraiment ?

–        Pas vraiment… juste des idées idiotes qui me traversaient l’esprit… On passe le temps comme le peu.

–        Aïzen Taïcho vient juste de finir son audition…

L’intérêt d’Ichigo se trouva réveiller et il traversa la pièce pour se placer devant l’albinos.

–        Est-ce… qu’il est libre ?

–        Bien sur ! Il m’envoie pour te donner ceci.

Gin tendit une missive qu’Ichigo attrapa. Le jeune homme fit basculer l’enveloppe entre ses doigts mais, cette dernière ne comportait aucune inscription particulière.

–        Il n’a pas le droit de venir à ta rencontre pour le moment. Il m’a juste envoyé, te délivrer son message. J’y vais…

Le roux releva la tête pour parler, mais le fukutaïcho était déjà partit. Ichigo s’installa sur son lit de fortune et décacheta l’enveloppe. Le mot était bref

« Ichigo,

Je pense deviner ce qui a pu être dit devant toi devant la chambre des quarante-six. Ne culpabilise pas. Tu n’as rien à te reprocher. Ceci est entièrement de ma faute, c’était à moi de vous protéger.

Retourne auprès de ta famille une fois libre, cela ne devrait pas tarder. Il faut que certaines choses se tassent. Je viendrai te rejoindre dès que j’en recevrai l’autorisation.

Sosuke »

C’était tout ? Bon, il n’allait pas chipoter, il ne s’attendait même pas à recevoir un courrier de la part d’Aïzen. Le jeune homme rangea soigneusement la lettre dans son enveloppe et la glissa dans son shihakusho. Il ne pouvait pas se le cacher, il était vraiment content.  Sosuke avait pensé à lui. Cette réflexion le fit grogner de frustration… Ichigo avait l’impression d’être… amoureux ! Il se gratta la tête nerveusement. Quel sentiment stupide !

°°0°0°°

Aïzen était assigné à résidence pour une durée indéterminée. Il avait su par Gin que son mari se portait bien et qu’il lui avait remis sa missive. L’homme grinça des dents, encore une prochaine pleine lune à vivre seul. Quand pourrait-il enfin le serrer contre lui ? Il soupira doucement et se retira dans sa chambre. Sans vraiment en avoir conscience, le capitaine de la cinquième division avait parfaitement intégré Ichigo dans sa position de dominant.

Sosuke s’installa devant sa petite table basse et s’assit sur le coussin. D’une main sûr, il saisit sa plume tandis que son esprit tourbillonnait alors qu’il notait des quelques observations utiles pour lui plus tard.

Pourtant, au bout de quelques minutes, le ricanement des autres capitaines lui revinrent en mémoire, troublant la paix qu’il affichait jusque là. Il n’y avait eu que Kuchiki qui l’ignora et les rires avaient cessé avec l’intervention d’Isshin quand il avait entendu une réflexion de Kenpachi des plus désagréables.

« – Pourquoi je me gênerai… Lui si sûr de lui, ayant toujours cet air d’honorabilité… Si puissant soit disant… le ricanement de Kenpachi ne laissait aucun doute sur ce qu’il pensait de la puissance d’Aïzen à présent. Il s’est fait marquer par un gamin… ton fils du reste !

 –        Mon fils n’a rien à vous envier…

–        Ne le surestime pas Isshin… Kyouraku observait son ami entre ses paupières.

–        Ne le sous-estimer pas !

Isshin avait relevé la tête pour rencontrer les yeux d’Aïzen, une compréhension mutuelle était passé entre eux à la surprise de Sosuke. Quelques rires avaient fusé encore et Isshin déclara alors sombrement

 –        Ne dites pas que je ne vous ai pas prévenu…

–        Alors, je suis impatient de le rencontrer au cours d’un combat à mort ! Déclara Zaracki excité à l’avance.

 Kurosaki et Aïzen s’étaient regardés brièvement et avaient reporté leur attention sur le capitaine de la onzième division. Isshin marmonna

 –        Si je pouvais enlever dans la tête de mon fils de partir dans ta division Zaraki… je ne me gênerai pas ! Mais cette tête de mule veut rejoindre ta division…je ne sais pour quelle raison

–        Justement ! Je vais pouvoir mesurer moi-même ses soi-disant capacités ! Enfin… un adversaire à ma taille ?

Aïzen avait quitté les lieux sans rien ajouter. »

Non, il n’avait pas voulu rester la suffisance de Kenpachi, le fait qu’il estime que tout était gagné d’avance. Il laissait le soin à Ichigo de lui montrer de quoi il était capable. Bien qu’il préférait qu’il ne combatte pas ce fou. Mais… c’était son choix. Si Zaraki tuait Ichigo, Sosuke se chargerait de lui régler son compte de la manière la plus horrible qui soit

°°0°0°°

 

Ichigo avait reçu l’autorisation de retourner en cours, mais pas encore son Zanpakuto. Par contre, il avait ordre de ne pas se déplacer à l’intérieur du Goteï13 ou d’entrer en contact avec Aïzen Sosuke, l’enquête était toujours en cours.

Tous les étudiants maintenant le considéraient avec respect. L’exploit d’avoir marqué le capitaine de la cinquième division et également d’avoir supprimé un arrancar lui donnait une aura de héros.

Mais lui ne se sentait pas très bien. Hinamori ne lui en voulait absolument pas et Kira était admiratif. Ce matin-là encore, il sortait de sa chambre et il fut entouré de quelques étudiants. Lorsqu’il leva le visage du plancher qu’il avait tendance à beaucoup scruter ses derniers temps, il croisa le regard rouge de Renji.

Sans avoir eu besoin de se parler, Ichigo su que Renji regrettait son comportement… et le jeune homme était suffisamment intelligent pour connaître les raisons qui l’avaient poussé à vouloir le blesser. Ichigo s’avança en silence et en arrivant devant son ami, il lui donna un coup dans l’épaule et avec un bref sourire lui demanda

–        T’es prêt à te prendre une raclée au kidō ?

Renji eut un bref sourire pour finalement répondre moqueur

–        Ça ne risque pas d’arriver de sitôt… Même un gamin de quatre ans peut-te battre…

–        Ah ouaih ? Alors, ils ont ton portrait comme visage Renji ? Je les plains sincèrement…

–        Salaud !

–        T’as pas à me chercher…

–        On dirait que vous vous êtes réconcilier ? Fit Hinamori avec un grand sourire.

La jeune femme glissa une main sur le bras d’Ichigo. Ichigo se sentait mal à l’aise devant un geste qui pourrait porter à confusion. Il se dégagea doucement et décida de partir déjeuner. Plus tard en cours, Ichigo porta une très grande attention en cours. Même si son esprit avait la fâcheuse tendance à vouloir vagabonder, il fit de son mieux pour emmagasiner les derniers cours.

Les journées se passaient calmement et Ichigo commençait sérieusement à s’impatienter. Il n’avait plus de nouvelles et bientôt il gagnerait sa nouvelle division. Ichigo se sentait nerveux d’ailleurs, comment allait-il être accueillis ? Toutefois, la présence de Renji dans sa nouvelle affectation le rassurait quelque peu, un visage ami dans une foule inconnue.

Une brise de printemps fouetta le visage du jeune homme, pas suffisamment chaude pour qu’on puisse l’apprécier à sa juste valeur. Renji s’assit à ses côtés et demanda d’une voix morne

–        T’es nerveux ?

–        Un peu… pas toi ?

–        Oui et non… Tu n’as pas eu de nouvelles de…

–        Non !

Ichigo n’avait pas voulu répondre sèchement, mais tous ne cessaient de lui demander des nouvelles de son mari et lui n’en avait absolument aucune. Qu’est ce qui s’était produit ?

–        Tu ne deviens pas fou ?

Ichigo passa une main nerveuse dans ses cheveux comme si cette question réveillait une souffrance intérieure. Le jeune homme fixa les cailloux devant lui et commença à les repousser avec son pied.

–        C’est… douloureux !.

–        Pourquoi ne va… Insista Renji qui observait son ami du coin de l’œil

–        Parce que c’est impossible ! J’ai eu des consignes de la chambre des quarante-six et tant qu’ils n’ont pas statué sur…

–        C’est n’importe quoi ! Cette affaire a pris une drôle d’ampleur. Certes, il y a eu des morts mais tu n’es mêlé à rien. Personne n’a perçut de reiatsu bizarre sauf toi ! C’est même étrange…

–        Ce n’est pas son reiatsu que j’ai sentit… c’est son envie de meurtre !

Ichigo était songeur. Son esprit se remémorait avec une force de détails olfactifs et visuels qui n’étaient en rien dû à ses qualités humaines. À croire qu’il était programmé pour sentir le danger même sous sa forme humaine. Combien de fois même plus jeune, il avait ressentit l’éminence d’une catastrophe que les autres ne percevaient pas ?

–        Tu discernes ça toi ? Attend, il plus évident de ressentir un reiatsu que…

–        Je peux pas te dire comment ni pourquoi je fonctionne à l’envers mais… c’est comme si au fond de moi un autre instinct fonctionnait. C’est différent. Je ne pourrai pas te l’expliquer…

–        Kira m’a dit qu’à ce moment là, tu ressemblais plus à un loup qu’à un humain, sans avoir quitté t’a forme. Peut-être que ton côté loup-garou est plus développé que la normale… ça existe !  Enfin, je crois…

Un silence s’installa à nouveau. Chacun des deux étudiants regardaient dans une direction différente, plongé dans leur monde. Ichigo ne voyait même pas les uniformes bleus ou rouges passés devant lui. Que devait-il faire ? Il ne savait plus… Pourquoi lui interdisait-on de retrouver Sosuke ? Pourquoi son mari ne donnait-il pas de ses nouvelles ?

°°0°0°°

Sosuke sortait du bureau du Soutaïcho et bientôt Gin fut sur ses talons. Aïzen ne desserrait pas les dents. Il commençait a en avoir assez de cette situation. Non seulement, on lui créait des difficultés voilà que maintenant, il venait d’apprendre une nouvelle qui l’avait déstabilisé. Il aurait appris cette nouvelle, le lendemain de sa première morsure, il aurait sauté sur l’occasion sans difficulté. Mais… même brève ses rencontres avec son dominant étaient intenses. Quelque chose chez lui, l’attirait irrémédiablement et… ce que lui proposait la chambre de quarante-six… Aïzen ne pouvait le tolérer.

–        Aïzen Taïcho ?

–        Hum ?

–        Que se passe t-il ?

–        Si je le savais… je ne sais même pas si je te répondrai Gin !

Les pas du capitaine de la cinquième division martelaient le sol. Il fallait qu’il rencontre Ichigo, même si l’interdit était toujours d’actualité. Il ne laisserait personne entraver sa relation. C’était une question d’honneur pour lui. Qui se permettait de se mêler de ses affaires ?

La chambre des quarante-six avait peur. Peur que la combinaison que formait le couple qu’il composait avec Kurosaki, fils d’un des plus puissants nobles et aussi d’un très puissant shinigami et loup-garou avec lui. Apparemment, la chambre se mêlait des affaires privées des couples lorsque ses derniers créaient une éventuelle menace pour la stabilité du Sereitei.

Le procédé qu’il voulait utiliser pour dissoudre la relation entre lui et Ichigo était ni plus ni moins qu’un acte barbare et… Sosuke n’était même pas sûr qu’il n’y ai pas quelques séquelles derrières. Il ne laisserait personne contrôler sa vie ! Quelque part, maintenant il avait choisit de vivre sa relation avec Ichigo.

–        Gin… si je te dis de prendre ma place le temps… que j’aille régler quelques problèmes.

Aucun des traits de l’albinos ne bougea. Aïzen savait parfaitement que toutes ses décisions étaient acceptées par son fukutaïcho et quel que soit le type d’ordre ou d’acte qu’il pouvait commettre.

–        Ça sera avec plaisir… Taïcho !

–        Alors, cette nuit… tu sauras quoi faire…

–        Haï !

Aïzen croisa Kyouraku, Ukitake et… Kurosaki à qui il tint une conversation des plus banales. Son sourire doux et son attitude apaisante dupèrent son entourage. Sauf Isshin qui se doutait que le capitaine de la cinquième division n’en resterait pas là. Il le voyait au fond de son regard… cette lueur déterminée.

Isshin avait eu vent de certains bruits en haut lieux… La relation d’Aïzen et de son fils gênaient quelques membres influents de la noblesse et de l’appareil politique. Isshin n’osait pas imaginer ce qu’il se passerait, si ses mêmes personnes savaient connaissaient la réelle puissance de son fils. Quoiqu’ils devaient s’en douter ! Qui aurait penser parmi eux qu’un jour, Aïzen serait un dominé ? Et surtout s’être fait prendre par un adolescent chétif… en apparence.

°°0°0°°

Alors que le quart de lune était haut dans le ciel, Sosuke s’élança à l’assaut des murs du Sereitei et après avoir camouflé sa présence, il se mit à couvrir la distance qui le séparait de l’Académie.

Aucun bruit ne se percevait dans son déplacement, seul le vague bruit du vent venait interrompre le silence. Sa silhouette se découpait à peine lorsqu’il prenait le temps de s’arrêter pour mieux couvrir son déplacement aux yeux des shinigami qui pourraient éventuellement le suivre ou le découvrir par surprise.

Un léger soupir s’échappa de ses lèvres lorsqu’il se trouva face aux murs des dortoirs de l’Académie. Il chercha immédiatement à ressentir l’énergie spirituelle de son mari qu’il perçut très rapidement. Son reiatsu était vraiment au-dessus de tous les autres, bien qu’il percevait un autre non loin tout aussi intéressant.

Sosuke se plaça devant la fenêtre du deuxième étage et frappa discrètement et à plusieurs reprisent sur la vitre close. Quand soudain, cette dernière s’ouvrit sur un Ichigo avec des cheveux ébouriffés et un air endormis. Aïzen craqua devant cette image enfantine et demanda lorsque soudain Ichigo se rendit compte qui se trouvait devant sa fenêtre

–        Me laisserais-tu rentrer… Ichigo ?

Pour toute réponse, le jeune homme ouvrit la fenêtre en grand et s’effaça. Sosuke atterrit sans un bruit au milieu de la pièce.  Le bruit sec et bref du montant que l’on ferme avec discrétion se fit entendre. La respiration du jeune homme derrière lui était rapide et il sentait l’étonnement de ce dernier.

–        Que… Pourquoi es-tu…

Ichigo n’eut pas vraiment le temps de poser d’autres questions, Sosuke s’était retourné et avait attrapé la frêle silhouette pour la serrer contre lui.

–        Ichigo… je n’ai pas beaucoup de temps et je suis venu… pour consommer notre union !

Les yeux d’Ichigo s’ouvrirent en grand et le jeune homme voulut balbutier quelques paroles, mais la bouche d’Aïzen recouvrait la sienne, lui infligeant le silence. L’urgence du baiser l’affolèrent et le roux voulu repousser son mari pour savoir ce qui se passait exactement, mais ce dernier ne semblait pas près de vouloir avoir une quelconque discussion. Ichigo se sentait basculer en arrière et tomber sur le matelas de son lit avec douceur, le regard et le sourire d’Aïzen le glacèrent.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *