Perdre la raison

Perdre la raison : 10

Ichigo discutait avec ces amis, quand il sentit la présence de Gin. Ce qui le chiffonna était qu’il paraissait furieux. Il tourna son visage dans tous les sens et ne le vit pas. Il fronça les sourcils. Pourtant, s’il y a bien une présence qu’il reconnaîtrait entre mille, c’était celle de l’albinos. Il finit par lever les yeux et là, il vit Ichimaru en compagnie d’un autre shinigami comme lui. Il devait certainement être capitaine comme son amant. Ils avaient l’air de se chamailler. Non… pensa Ichigo. Ichimaru avait l’air furieux et franchement, il faisait froid dans le dos et l’autre semblait s’amuser et était décontracté.

Ichigo sentit un bras qui se posait sur le sien. Il tourna la tête et vit Chad qui lui montra du menton l’entrée du lycée. Il fronça les sourcils. Il ne voulait pas entrer mais il fut emmener de force par son ami mexicain. Ichigo se dépêcha alors d’intégrer la classe et de s’asseoir à sa place pour voir ce qui se passait à l’extérieur. Il aurai une bonne vue d’ensemble.

Arrivé à sa table, il posa son sac et s’approcha de la fenêtre pour observer les deux shinigamis. Il vit du coin de l’œil qu’Ishida regardait également dehors et que son regard glissait vers lui régulièrement. Que savait ce type sur lui ?

Il entendit la voix de son professeur qui demanda à chacun de rejoindre sa place. Ichigo partit s’asseoir à contre cœur à sa table. Il essaya de voir ce qui se passait à l’extérieur mais, il était trop bas maintenant pour pouvoir observer quoique se soit.

°0°0°

–        Je peux savoir ce que tu fais ici ? Demanda Ichimaru.

–        Je pense la même chose que toi ! Répondit Aïzen.

Gin se dirigea vers Aïzen et se plaça devant lui. Ichimaru ouvrit ses paupières et ses yeux bleus lançaient des éclairs. Une aura menaçante se dirigea vers le capitaine de la 5ème division.

–        Quand tu me parlais de fraises la dernière fois, tu me parlais de mon amant… Aurais-tu la funeste intention de vouloir me le prendre ?

–        Funeste ? Aïzen éclata légèrement de rire. Voyons Ichimaru… ne soit pas si… excessif. Après tout… ce n’est qu’un humain !

–        Tu touches à cet humain de près ou de loin, tu auras affaire à moi !

–        Et si c’était cela mon but après tout ? Pourquoi ne m’appartiendrais-tu pas ?

–        Que veux-tu dire ?

–        Si tu abandonnes cet humain et que tu devenais mon amant… Je pourrai arrêter de lui tourner autour.

–        Ainsi tu as fait tout cela pour que je finisse dans ton lit ?

–        Exactement…

Gin en resta une seconde abasourdis. Il n’aurait jamais pensé que le capitaine de la 5ème division ai des vus sur lui. Il fronça les sourcils.

–        Tu crois que je ne suis pas capable de le protéger ?

–        Tu es un génie Gin mais, je suis plus fort que toi…

–        Ne me sous-estime pas Aïzen… Tu as su cacher ta personnalité aux autres mais, je sais parfaitement à qui j’ai affaire. En un sens tu es plus fourbe que je ne le suis.

–        Quitte-le ! Ordonna le brun.

–        Jamais ! Murmura Gin.

Le son de sa voix était faible en comparaison de l’affirmation de son interlocuteur. Pourtant, les paroles à peine murmurer laissait comprendre la profondeur des sentiments de l’albinos.

–        En vaut-il vraiment toute cette peine ?

–        Il vaut plus que toi… c’est certain. Pourquoi irai-je avec toi ? Tout ce que je souhaite vivre, je l’ai avec lui !

–        Tu ne cherches pas le pouvoir ? Tu pourrais l’avoir avec moi… Et puis, je connais beaucoup plus de « choses » et d’  « amusement » que ce gamin.

–        Je n’en doute pas… S’il y a un pouvoir à prendre, je le prendrai moi-même. Je n’ai besoin de personne et surtout pas de toi ! De toute façon, se ne serai qu’un pouvoir relatif avec toi… Car vu ta personnalité, tu prendrais la tête et moi, je ne veux pas être le second. Ma place actuelle me donne suffisamment de satisfaction. Je ne ferai remplacer qu’une place par une autre !

–        En es-tu si sur ?

–        Ne me prends pas pour un imbécile.

–        …

Les deux hommes s’observèrent longuement. Aucun des deux ne pouvaient avoir un conflit ouvert dans le monde humain… c’était trop risqué et comment expliqué cela à Yamamoto ? L’un comme l’autre voulait éviter une confrontation avec le vieux. Aïzen pour ne pas attirer l’attention sur lui et Gin, car une punition lui pendrai encore au nez. Et il voulait pouvoir surveiller sa fraise.

–        Ichimaru… si tu ne le quittes pas pour me rejoindre… Je le tuerai d’une manière ou d’une autre !

–        Pose un seul doigt sur lui et tu le regretteras toute ta vie ! Lui répondit doucement Gin.

–        Hum… Tu en fais beaucoup trop pour un humain !

–        Tu te mêles de ce qui ne te regarde pas !

Aïzen s’approcha de Gin et lui dit doucement…

–        Tu sais, je connais plus d’une façon de torturer les gens…

–        Alors nous sommes à égalité…. Fit Gin mi-figue, mi-raisin.

–        Tu repars demain, je pense… Qui surveillera ce gosse ?

Une voix derrière eux les fit sursauter.

–        Devine !

Surpris les deux hommes se retournèrent et regardèrent l’ex-capitaine de la 10ème division.

–        Oh… Isshin Shiba ex-capitaine de la 10ème division… comme c’est heureux de vous rencontrer.

Isshin se déplaça et vint se placer très près d’Aïzen. Son front collait presque au sien et il le menaça directement.

–        Touche un seul cheveux de mon fils et c’est moi qui te tue. Et contrairement à Ichimaru, moi je suis parfaitement libre de te tuer sans avoir à m’excuser !

–        Ainsi… c’est ton fils ?

–        …

Finalement, Aïzen rit doucement…

–        Qui aurait cru qu’Ichimaru tomberai amoureux du fils de l’ancien capitaine de la 10ème division ? Je suis surpris que cela ne te dérange pas plus que cela… Vu la réputation de Gin Ichimaru.

Ce dernier serra les poings et avait bien envie d’expédier immédiatement le capitaine de la 5ème division en enfer.

–        Je pense que mon fils est parfaitement heureux avec lui et cela me suffit amplement

–        Que peut-on attendre d’un homme qui s’est marié avec une humaine ? une Quincy ?

Cela avait dit avec un tel dégoût, qu’Isshin attrapa l’autre par son haori et l’étrangla presque.

–        Tu dis encore une seule parole sur ma femme et tu es mort !

–        Oh… je m’excuse ! Fit lentement Aïzen qui n’arrivait pas à se libérer de l’étreinte solide de l’ancien capitaine.

–        Donc, si je te vois roder autour de ma maison, autour de mon fils et si tu essayes par la même occasion de faire quoique se soit à Ichimaru… même si pour moi ça fait mal de le dire, mais apparemment le bonheur de mon fils en dépend, je n’hésiterai même pas un fraction de seconde. Est ce que c’est clair ?

Le ton était menaçant et le riatsu lourd et pesant qui étreignait Aïzen l’empêchait presque de respirer. Comment cet homme qui avait perdu une grande partie de ses pouvoirs, pouvait encore rivaliser avec lui ?

–        Très clair ! Souffla le capitaine de la 5ème division.

–        Bien.

Isshin lâcha l’homme et se dirigea vers Ichimaru et lui dit calmement…

–        J’ai aussi été voir ton lieutenant. S’il s’approche encore une fois de mon fils… Il est mort !

–        Tu es expéditif… répondit calmement Ichimaru qui ne s’attendait visiblement à ce genre d’intervention.

–        Je le suis. Mes enfants sont ma seule raison de vivre. Si qui que soit touche à un seul de leurs cheveux ou essaye de leurs faire du mal d’une façon ou d’une autre, je suis prêt à intervenir.

–        Hum… tu as compris Ichimaru ? Fit Aïzen moqueur.

Ce fut Isshin qui répondit froidement avant que Gin puisse lui-même répliquer.

–        J’ai pu voir le comportement d’Ichimaru avec mon fils et j’ai vu mon fils plus heureux que je ne l’ai jamais vu depuis bien des années. Je ne suis pas forcément d’accord avec sa personnalité mais, s’il y a une chose que j’ai compris en observant ces deux là, c’est qu’ils s’aiment sincèrement.

–        L’amour ? Fit Aïzen moqueur.

–        Tu n’as que ton ambition personnelle qui soit importante à tes yeux Aïzen… Ne nous confond pas avec toi et tes sentiments pour le pouvoir.

–        Pourtant Gin, tu le recherches aussi…

–        Pas comme toi !

–        Très bien… Je n’ai plus rien à faire ici alors…

–        Exactement ! Répliqua Isshin.

Les yeux mi-clos de ce dernier et sa position solide sur lui, ne laissait présager rien de bon pour lui, s’il tentait quoi que se soit sur Ichimaru ou Shiba. Les deux hommes étaient en position de combat, prêt à lui faire la peau. Il quitta les lieux grâce au shunpo.

–        Merci ! Fit simplement Gin.

–        Je le fais pour lui…

–        Je le sais… Mais, je tenais à le dire !

Gin disparu grâce au shunpo et Isshin disparu en direction de sa clinique.

°0°0°

Ainsi ce que voulait Aïzen c’était lui… S’il s’était attendu à cela. Il était hors de question pour lui de devenir le jouet de ce type. On devenait son jouet et pas l’inverse. Et puis, il ne l’aimait pas… Il avait l’impression de voir son reflet. C’était angoissant !

Il avait été très surpris par l’intervention d’Isshin. Jamais, il n’aurai pensé qu’il viendrai prendre sa défense. Même s’il le faisait pour son fils, il avait assez expéditif et suffisamment menaçant pour que son lieutenant soit tétanisé… et pour refroidir Aïzen de toutes tentatives sur le jeune homme. Gin en était soulagé… Mais, il savait qu’il ne devait pas relâcher sa surveillance pour autant. Jamais le brun ne le laisserai tranquille et encore moins oublier son objectif.

°0°0°

Ichigo entra directement chez lui et se dirigea vers la clinique de son père. Ce dernier finissait une consultation et sentit la présence de son garçon derrière lui. Ichigo partit s’asseoir dans la salle d’attente en voyant son père occupé. Il l’attendait de pied ferme ! Isshin soupira. Il n’y couperai pas…

Lorsque sa dernière patiente se fut eclipsée, Isshin fit entrer son fils dans son cabinet. Le jeune homme resta debout les mains dans les poches.

–        Qu’est ce que tu es ?

Eh bien… il était direct ! songea Isshin.

–        Un ancien shinigami…

–        Mais ce sont des esprits…

–        Je porte un gigaï comme Ichimaru.

Ichigo prit le temps de digérer l’information et le scruta du regard.

–        Pourquoi es-tu ici ? Je veux dire…

–        A cause de ta mère !

–        Maman ?

–        Elle était humaine et je suis tombée amoureux d’elle au cours d’une mission.

–        Comme Ichimaru et moi ?

–        En quelque sorte…

–        Pourquoi as-tu quitter le Soul Society ? Je veux dire Ichimaru…

–        Nous ne vivons pas exactement la même situation. Ta mère était une quincy… Une ennemis que je devais abattre…

Isshin plongea la tête en avant. Il s’était assis et un poids sembler peser sur ces épaules. Ichigo ne comprenait rien. Son père reprit la parole d’une voix lasse et se renversa sur son fauteuil pour regarder le plafond.

–        Cela me semble tellement loin maintenant. J’étais en mission pour chasser des hollows suspects et les neutraliser. Arrivée sur place, des quincy se trouvaient là. Une d’entre elle a faillit se faire manger et je l’ai protégé… c’était ta mère !

–        Cela ne m’explique pas ce qu’est un Quincy !

Isshin entreprit de raconter les fonctions des shinigamis très clairement à son fils, et d’où ils tiraient leur pouvoir. Ensuite, il expliqua ce qu’était un Quincy et d’où ils tiraient leurs pouvoirs. Le fait que si les shinigamis purifiait les âmes les quincy les éradiquaient tout simplement. Qu’une guerre avait été déclaré contre ces derniers par les shinigamis car ils menaçaient de faire basculer le monde de la Soul Society par leurs actions. Et pourquoi il n’y en avait plus à l’heure actuelle.

–        Mais maman ?

–        Je l’ai protégé. J’ai quitté la Soul Society pour cela et j’ai vécu comme un humain normal. J’ai eu la chance de vous avoir toi et tes sœurs.

–        Pourquoi tu n’as pas pu protégé maman ce jour là ? Demanda Ichigo.

Isshin avait froncé légèrement les sourcils et finit par dire.

–        J’aurai pu avoir tout le pouvoir du monde, mais je n’étais pas là et mes pouvoirs en ce temps là était neutralisé. Si j’avais pu la sauver, donner ma vie pour la protéger… Je l’aurai fait sois en certain. Maintenant, c’est toi et tes sœurs que je protége avec le peu de pouvoir qui me sont revenus.

–        Que se passe t’il ? Ichimaru… a…

–        Non… Lui te protège à ma grande stupéfaction. Soupira Isshin. Comme quoi l’amour peu vraiment transformer n’importe qui !

–        Mais un autre capitaine te veux du mal et un autre shinigami… J’ai été gentiment les avertir ce matin que s’il posait un doigt sur toi… leurs existences seraient raccourcis.

–        Un shinigami peut mourir ?

–        Bien sur…

–        … J’ai… J’ai besoin de réfléchir. Je sais plus très bien où j’en suis.

Ichigo quitta la pièce et laissa Isshin pensif. Ce n’était pas comme cela que tout aurait du se passer. En fait, rien n’arrive jamais comme prévu !

°0°0°

Ichigo sortit de la clinique. Il partit marcher et se retrouva sur le bord du canal. Il s’installa sur les marches faisant face à l’eau calme. Ces histoires de quincy et de shinigami étaient déroutantes. Et puis, c’était qui se type qui lui en voulait. Il songea à Gin et leurs premières rencontrent. Comment leur relation en était arrivé là ?

Ichigo sentit derrière lui la présence de Gin. Se dernier s’installa derrière lui ou plus précisément, il cala son corps contre le sien et ses longues jambes enserraient l’orangé. Ichigo ferma les yeux et se renversa en arrière. Lorsqu’il ouvrit les paupières, il rencontra les yeux bleus de son amant.

–        J’ai parlé avec papa…

–        Eh ?

–        Je… Je ne savais pas pour les autres shinigamis…

–        Personne ne te fera quoique se soit. Le rassura l’albinos.

–        Gin… je ne savais pas que tu pouvais mourir… Je pensais que… que j’étais le seul à pouvoir…

–        C’est vrai. Je peux mourir ! Mais, ne t’inquiète pas. Ce n’est pas prévu au programme.

–        Mais…

–        Chhhhuuuutttt ! Ichi tu as plus de risque de mourir que moi, tu sais…

–        Mon père m’a dit pour lui et ma mère… une quincy !

–        Il a été renvoyé du Goteï 13 à cause de cela. Il était très puissant ton père quand il était capitaine.

Ichigo réfléchit et finalement avoua.

–        Tout cela ne veut rien dire pour moi… Tout ce dont je m’aperçois… c’est que mon père ne m’a rien dit tout au long de ces années. Pourquoi ?

–        Certainement pour te protéger. Ce que je ne comprends pas… c’est que tu n’es pas de pouvoir. Ni Quincy, ni Shinigami…

–        Je m’en moque du pouvoir ou de n’importe quel sorte de pouvoir… Je veux vivre normalement. Quoique ma vie n’est plus très normal ces derniers temps. Fit Ichigo songeur.

Un petit silence s’installa.

–        Tu regrettes ?

–        Quoi ? Demanda Ichigo.

–        Que nous nous soyons rencontrés. Ta vie aurait été plus simple… sans moi !

Ichigo se redressa et s’installa sur ses genoux et fit face à Gin. Il glissa ses deux mains autour du visages de son amant.

–        Non… je ne regrette pas. Je sais qu’au départ, j’avais très peur… qui ne l’aurai pas été à ma place. Fit Ichigo avec un sourire. Mais… et je ne sais pas comment tout cela est arrivé, je suis progressivement tombé amoureux de toi.

–        Je ne pourrai pas faire le choix de ton père… murmura Gin.

–        Je le sais… et je ne te le demande pas !

–        C’est difficile d’entretenir une relation comme cela. Je veux dire toi ici dans le monde des humains et moi à la Soul Society.

Un nouveau silence s’installa et Ichigo reprit la parole d’une voix incertaine.

–        Tu souhaites que nous nous quittions ?

–        Jamais… Je suis prêt  à t’attendre. Mais toi… ici…

–        Je ne veux personne d’autre que toi !

Gin se redressa et prit la main du jeune homme au creux de la sienne et l’attira à lui. Il le serra contre sa poitrine et enfouis sa tête à la base de sa nuque.

–        Je repars demain Ichi…

Ce dernier se raidit imperceptiblement. Sa gorge se noua.

–        Reviens vite alors… Lui souffla finalement Ichigo.

–        Je ferai en sorte que nous passions un peu de temps ensemble… Rien que tous les deux !

Gin s’était redressé et caressa doucement la joue du jeune homme doucement avec un doigt replié. Cette caresse familière et douce, Ichigo l’appréciait plus que les autres. Cela lui rappelait les moments où il ne le voyait pas mais ce servait de se moyen pour qu’il le reconnaisse. Oh Dieux qu’il l’aimait… plus que n’importe qui ou n’importe quoi…


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