Gin x Ichigo
Perdre la raison

Perdre la raison : 3

Cela faisait maintenant presque trois semaines qu’Ichigo n’avait pas eu de nouvelles attaques. Il commençait à nouveau à se détendre. Il s’était inscrit à un club de sport de combat. Pas question qu’il ne sache pas se défendre. Il était tellement perturbé par tout cela, qu’il décida de faire ses devoirs en avance. Car à la dernière attaque, il a mis trois jours à s’en remettre et s’était ramassé un zéro en histoire !

Il s’était mis au footing de bonne heure le matin. Il ne voulait pas que sa condition physique se détériore et surtout, il voulait garder son esprit occupé. Il s’était mis à lire des livres sur les fantômes, les possessions et autres trucs bien cloquent pour voir s’il y avait un moyen de se débarrasser du problème. Mais dans aucune documentation, il n’y avait des histoires comme la sienne. Enfin, si une… et elle ne le rassurait pas, car la fille s’était suicidée !

Il eut un frisson. Pourvu qu’il ne finisse pas comme cela. Son père attribua son comportement au passage de l’adolescence et ses sœurs le trouvaient déjà timbré à l’avance… donc, du côté familial personne n’avait trouvé de grosses transformations. Seuls, Tatsuki et Chad avaient remarqué qu’il soit plus nerveux que d’habitude.

Ichigo rentrait donc chez lui. Pas l’esprit complètement tranquille… il devait bien l’admettre. Il avait réussi à se rattraper aujourd’hui à sa dernière interro. Il soupira. Il évitait d’être avec ces amis pour l’instant. Quand la prochaine agression aurait lieu, il ne savait pas… par contre, il avait remarqué que le fait qu’il soit dans un lieu public et entouré ne dérangeait pas « son fantôme » ! Nom qu’il a donné au psychopathe pervers invisible qui le harcelait !

Il sentit brutalement une présence à côté de lui. Il s’arrêta net ! Il tourna la tête sur droite et scruta l’espace vide à côté de lui. Il en était persuadé. C’était venu d’un coup et c’était à ces côtés ! Ichigo recula d’un pas, circonspect. Son souffle s’était légèrement accéléré, son rythme cardiaque s’était précipité. Il attendit… mais rien ! Il savait pourtant qu’  « il » était là !

Devait-il avancer ou attendre. Au bout de 5 longues minutes… Ichigo reprit sa marche. Il sentait confusément que la présence était là, mais ne faisait rien. Il était presque sûr de sentir l’amusement autour de lui. Ichigo murmura.

  • Salaud !

Ses impressions sur l’amusement de son tortionnaire invisible s’accentuèrent en sentant comme quelque chose comme un rire dans le vide environne. Ichigo entra dans la clinique, il savait que l’autre était derrière ses talons. Il salua ses sœurs et demanda où était leur père.

  • Oh papa est partit pour l’après-midi pour une urgence… Au fait, Ichigo ! C’est qui le grand type qui te suit ?

Ichigo écarquilla les yeux.

  • Tu peux le voir ?
  • Bah oui !
  • Quoi… Ichi-nii est suivi par un fantôme ? demanda Yuzu qui observait entre ses paupières derrière le dos de son frère.
  • Il ressemble à quoi ? Ichigo sentit son cœur battre plus fort !
  • Il est grand… comme papa à premier vu. Il est habillé d’un kimono noir et d’un haori blanc qui descend presque au sol. Il a les cheveux gris… non on dirait argent plutôt. Il devrait faire un tour chez le coiffeur, ils sont trop longs ses cheveux. Ses yeux, je ne peux pas te dire, car comme il sourit bêtement… alors on a l’impression qu’il les a fermés. Sinon, je le qualifierai de grand guignol stupide… Mais ça… c’est mon opinion personnelle.
  • Tu ne me rassures pas là !
  • Il est mignon ? demanda Yuzu.
  • Mignon ? Je ne sais pas quoi qualifier de mignon. Je dirai que si on regarde bien… Il est loin d’être désagréable. Enfin, y’a pire quoi !

Soudain Karin parla.

  • Pas de quoi ! soupira-t-elle.
  • À qui tu parles ? demanda Ichigo.
  • À lui !
  • Tu l’entends ? Admira Yuzu.
  • Ce n’est vraiment pas de chance… Bon, j’y vais…

Ichigo voulut lui parler, mais Karin fronça les sourcils et resta en arrêt. Elle semblait écouter quelque chose, où là quelqu’un que ni Ichigo et ni Yuzu ne pouvait voir ou entendre.

  • Le type a un message à te transmettre, je cite : « appelle-moi Gin ! pour les autres fois où tu soupires ! »… Ça veut dire quoi Ichi-nii ?

Ichigo rougit et s’écria brutalement.

  • Espèce de salaud… Tu ne peux pas pourrir la vie d’un autre ?
  • Il dit non ! fit Karin. Il trouve que tu es très amusant apparemment.
  • Il va continuer encore longtemps ? Demanda inquiet le roux.

Bref silence et finalement Karin, lui dit :

  • Il veut rester près de toi toute ta vie et après… Il dit que la vie est trop courte pour s’amuser uniquement durant cette période.

Ichigo gémit et sentit qu’un horrible mal de crâne lui monta au cerveau. Il se dirigea vers sa chambre. Toujours l’autre collé à lui. Il ferma la porte et lança son sac dans un coin. Il partit s’asseoir sur son fauteuil de bureau et posa une main sur sa tête. Ichigo sentit qu’une des mains de son tortionnaire s’était posée sur le haut de son crâne et lui ébouriffait les cheveux.

Le roux demanda :

  • Que me voulez-vous à la fin ! Je ne peux pas demander ça directement à ma petite sœur, car je suis sûr que vous êtes un pervers !

Sa voix sifflait entre ses dents. Le ton était accusateur. Il sentit que la main descendait sur son visage lentement pour descendre sur sa chemise. Ichigo bloqua la main. Il sentit que l’autre main descendait sur lui et là, il lui prit l’autre main et l’arrêta. Il exerça une forte pression sur les longs doigts emprisonnés. Il sentit brutalement un souffle chaud dans son cou et là Ichigo balança sans crie égare un coup de pied droit devant lui. Il ne savait pas où il avait cogné, mais la pression se relâcha soudainement. Ichigo se mit debout et observa le vide devant lui. Il se sentit soudain plaquer contre le mur et là, le roux se débattit et utilisa tout ce qu’il avait à disposition pour faire lâcher la prise.

Il fut bientôt bloqué par un grand corps souple. Ichigo eut un fin sourire et attendit que l’autre se penche… il s’en rendrait compte au souffle qu’il ressentait sur lui. Et cela ne manqua pas et l’oranger se pencha en avant et croqua de toutes ses dents le haut du buste de l’homme devant lui. Ichigo sentit presque le goût du sang dans sa bouche. La prise fut lâchée quelques secondes. Le roux se dégagea et se recula.

Lorsque soudain, il fut projeté en arrière. Il tomba lourdement sur le sol et soudain sa chemise fut arrachée violemment et il sentit les doigts qui avaient été presque tendres avec lui devenir durs et impitoyables. Ichigo ne voulut pas se laisser faire et s’arqua pour faire basculer son corps et celui qui s’était installé sur lui. Il l’attrapa au vol au passage et cogna l’homme sur le sol. Il était évident qu’il ne s’attendait pas à une résistance de sa part.

Ichigo sentit soudainement une aura de colère autour de lui mélangée à de l’excitation. Il déglutit péniblement. Il sentait que là, ça allait être sa fête. Brutalement, il sentit qu’on l’attrapait par les mains et qu’on lui attachait avec un ruban invisible. Il se trouvait enchaîné à son lit. Il était allongé sur le sol, attaché au pied de son lit !!!

 Il essaya de se libérer, mais aucun moyen de le faire. Les mains expertes qui étaient sur lui avaient entrepris de le déshabiller. Il se retrouva nu comme un vers et enchaîné. Il voulut se dégager avec ses jambes de la prise de l’homme qui s’acharnait sur lui. Il y mettait l’énergie du désespoir et il avait tellement honte de se retrouver dans cette position gênante. Jamais il ne se laisserait faire !

Les yeux d’Ichigo se mirent à devenir phosphorescents lorsqu’il sentit qu’un doigt s’introduisait dans son anus violemment. Ichigo lâcha un cri de surprise et de douleur. Son énergie spirituelle se libéra et sa force lui revint. Il fit trembler les meubles dans sa chambre et fit voler quelques objets autour de lui. Sa mâchoire était serrée. Il se sentit que l’homme assis sur lui était excité et que cette démonstration de force lui plaisait par-dessus tout.

  • Approche salaud si tu l’oses ! Je vais te bouffer… grinça Ichigo.

Il était tellement en colère ! Une légère couleur bleue l’entoura et il tira sur ses liens qui cédèrent sous les efforts répétés, ses poignets saignaient, mais il n’en avait cure… Une fois qu’il s’était défait des liens, il se redressa et se jeta sur l’enflure qui s’amusait à ces dépens. Et il se retrouva sous lui.

Ichigo lui porta un coup de poing à la figure, il l’avait touché. Il empoigna ses vêtements et le plaqua durement sur le sol avec toute la force et la violence dont il pouvait faire preuve. Et là, il sentit qu’on le poussait à son tour. Mais Ichigo ne voulait pas perdre et se rebiffa. Bientôt les deux paires de mains s’étaient enlacées violemment. Ichigo haletait son corps était toujours recouvert d’une pellicule bleue. Et ses yeux bleus sous le coup de sa libération de reiatsu étaient comme fous.

Il ne voulait plus avoir peur de ce type. Il utilisa sa force comme un levier et se libéra pour balancer son poing sur l’autre qui le stoppa, mais Ichigo ne se laissa pas faire et continua à lui balancer tout ce qu’il avait. Il finit par le choper par ses vêtements et décida de lui déchirer les siens comme lui, lui avaient arraché les siens. Il sentit le tissu se défaire sous ses doigts. Il vit bientôt la résistance de l’autre qui voulut lui porter des coups violents, mais Ichigo les encaissa tous et ne plia pas. Sa colère et sa détermination le poussaient à se défendre encore et encore et à l’attaquer encore et encore. Depuis qu’il sentait cette puissance en lui, il pressentait qu’il pouvait mieux localiser son adversaire et presque voir une forme transparente se déplacer.

Le roux se déplaçait de plus en plus rapidement à tel point que l’autre semblait avoir de plus en plus de problèmes pour régler le problème calmement. Ichigo le sentait, car ses coups à lui aussi devenaient de plus en plus violent. Du sang coulait sûr le torse nu d’Ichigo qui n’y prit par garde. Il bondit sur lui sans que lui même ne se rende compte de ce qu’il faisait. Il plaqua la tête du type par terre et avec sa bouche rechercha sa bouche et décida de lui faire subir ce que lui, lui faisait. Il la trouva et enfonça sa langue dans sa bouche violemment et le mordit violemment à sa lèvre inférieure. Ichigo sentit le sang couler, car sa propre bouche avait été mordue. Il sentait soudain l’excitation de l’autre sous lui. Et la sienne montée !

  • C’est ça ! Espèce de bâtard ! Tout ce que tu veux c’est une partie de jambe en l’air avec quelques violences. Va te faire foutre !

Et Ichigo se releva, mais il fut happé par une main à sa cheville, il bascula en avant et avec son autre pied donna un coup en arrière et rencontra quelque chose de dur et brûlant. Il fut lâché immédiatement. Ichigo se retourna instantanément et balança sa jambe sur ce qui aurait dû être la tête de son adversaire invisible. Mais, il ne rencontra que le vide ! Il en était sur maintenant, l’autre avait quitté sa pièce. Il murmura alors :

  • Alors « Gin »… satisfait de mes soupirs et halètements ?

Ichigo se rhabilla et alla à la salle de bain pour se soigner. Un sentiment de puissance avait naquis en lui et de joie sauvage de pouvoir porter des coups à son adversaire qui se croyait tout permis sur lui !

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Gin avait quitté la maison… Il l’aurait tuée. Son excitation était maximum. Putain, ce gosse lui avait donné une raclée, mais quelle jouissance ! Personne ne lui résistait comme ça. Et il avait senti la montée de son reiatsu et de sa puissance. Cette bataille avait été un pur régal… et laissait envisager d’autres du même genre. Bon sang ! Qu’il aimait ce gosse ! Cette baie allait satisfaire tous ces désirs ! Enfin quelqu’un à sa taille.

Il sentit une présence derrière lui et tourna son visage. Il ouvrit ses yeux et fit disparaître son sourire. Ses yeux noisette se posèrent sur Uzuru qui avait posé un pied à terre et l’autre à genoux. Il leva les yeux sur son capitaine et resta stupéfait du spectacle qu’il offrait. Son shihakusho était en lambeau devant et sa veste était arrachée à divers endroits. Les lèvres de son capitaine étaient gonflées et couvertes de sang. Des griffes étaient visibles sur son visage et sur son torse.

Jamais, il n’avait vu son capitaine comme cela… Même devant des hollows ou autres, il était toujours impeccable, mais là… Ce qui le sidéra encore plus c’est de le voir non souriant et de pouvoir voir la couleur de ses prunelles. Son visage sérieux exprimait un avertissement.

Uzuru ne dit rien et courba le visage. Il ne voulait pas se mettre la colère de son chef sur le dos. D’ailleurs ce dernier lança un regard dans la chambre qu’il venait de quitter et posa ses doigts fins sur sa bouche meurtrie. Un vrai sourire vint éclairer son visage. Uzuru en restait stupéfait. La jalousie rongeait son cœur. Il était évident que Gin Ichimaru était dans un état de contentement profond. Quelque chose, quelque chose était arrivé en lui et Uzuru se demandait ce qui pouvait provoquer ce tel revirement chez son capitaine…

Gin quitta les lieux avec son shunpo… pensif !

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Ichigo après l’excitation du combat s’était dirigé vers la cuisine et il du s’expliquer auprès de Yuzu. Cette dernière avait entendu des bruits dans sa chambre, mais n’avait pas osé intervenir. Le roux rassura sa sœur. Mais il se sentait vidé. Il fronça les sourcils. Maintenant, il songeait à ce qui allait se passer pour lui. L’autre pervers n’allait pas en rester là et il tremblait à l’avance de ce qui pourrait lui arriver.

Il n’allait pas se gêner dans un endroit public ou privé, c’était sur. Et qu’allait-il lui faire ? C’était ça la grande question ! Allait-il pouvoir se défendre contre lui et retrouver cette force extraordinaire qui était venue à son secours cette fois-ci ?

Sa langue toucha ses lèvres meurtries. Il ferma les yeux et repensa à la bataille qui avait eu plus tôt. Il ne pouvait pas le nier… pas à lui-même… Il avait été excité autant que son agresseur par cette lutte. Mais, il était hors de question de céder. Question de fierté. Il se reconnut à lui-même que l’intervention de sa sœur qui l’avait rassuré sur l’apparence humaine de l’homme qui le suivait était pour beaucoup dans sa prise de confiance. Combattre un homme même invisible était mieux que de se lutter contre un inconnu sans forme et sans visage.

Il posa sa tête entre ses mains, les coudes appuyés sur la table. Sa sœur lui servit à manger et Ichigo saisit ses baguettes et entreprit de se servir sans vraiment faire attention à ce qui l’entourait. Karin vint le rejoindre, mais ne dit… L’air absent de son frère lui indiquait qu’il ne répondrait pas à ces interrogations. Elle lui signala que l’homme n’était plus là. Ichigo lui répondit qu’il le savait. Et il quitta la pièce dans un état second.


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