Shinji x Ichigo
OS

Plat d’épices

Genre : Humour / romance

Rating : +16 ans

Disclamer : Bleach appartient à Tite Kubo

Scénario : Seeliah

Auteur : Jijisub

 

Synopsis : Shinji est poursuivit par une horde de fans hystériques à chaque apparition pour la promotion de son nouveau film. Mais, lorsqu’il se retrouve nez à nez avec son assistant coincé, c’est une toute autre histoire…

La voiture s’arrêta sous le parking du palace. Le chauffeur ouvrit la porte rapidement et Hirako en sortit en repoussant ses longs cheveux blonds.

« Monsieur… à votre place, je me dépêcherai si vous ne voulez pas avoir encore des problèmes…

—     Ouaih... mais, t’es pas moi Kensei ! » Répliqua nonchalamment Shinji.

—     Kurosaki-san va encore vous en vouloir… »

A l’évocation de ce nom, Shinji fronça les sourcils et comme mu par un ressort, il se hâta vers les portes de l’ascenseur où un groom l’attendait. Les talons des santiags résonnaient sur le bêton qui renvoyait en écho le martellement de ses bottes. L’employé s’inclina et laissa passer l’acteur devant lui.

« Votre chambre est prête…

—     Vu le prix payé… manquerait plus qu’elle n’soit pas prête… » Grogna le blond.

Hanataru observa l’homme appuyé contre la paroi du fond et se demanda ce que les femmes pouvaient bien lui trouver ? Certes, le blond était plus beau que lui, le pauvre groom se prenait à chaque fois des râteaux quand il faisait des tentatives d’approches. L’homme était habillé d’un jeans noir, d’une veste en cuir. La chemise blanche était entrouverte sur un torse glabre et pâle, sa mince silhouette ne laissait rien voir d’un quelconque athlète. Limite, il paraissait plus baraqué que ce type !

Shinji ouvrit son téléphone portable lorsque ce dernier vibra.

« Hirako-san… où êtes-vous ? Demanda sèchement son assistant.

—     Dans l’ascenseur…

—     Vous auriez pu me prévenir avant ! Il y a une horde de fans dans le couloir où se situe votre chambre…

—     Comment ont-elles pu passer ? S’étonna le blond.

—     Aucune idée ! »

Le ton polaire agaça l’acteur qui voulu répliquer mais, son assistant coupa la communication.

« Merde ! » Jura Shinji.

—     Un problème Hirako-san ? Questionna le groom.

—     Oui… Quand les portes vont s’ouvrir. » Grommela Hirako presque désespéré.

Quelques secondes plus tard, les portes coulissèrent et cette dernière fut bloquée par un groupe de fans qui se bousculaient pour avoir un autographe, ainsi qu’une photo accompagnée de l’acteur. Shinji aurait encore reculé, s’il n’était pas déjà acculé contre un mur.

« Hirako-san… je vous admire depuis si longtemps…

—     Je veux un autographe…

—     Moi aussi ! » Puis hurla « Pousse toi avec ton gros cul de vache…

—     Une photo… une photo Hirako-san… »

Le groom tentait tant bien que mal de pousser les femelles devant lui, mais il se retrouva plaquer contre Hirako qui lui était pris en sandwich entre lui et le mur. Un bruit de lutte se fit entendre. Une voix triomphante féminine hurla

« J’ai une mèche de ses cheveux !

—     Mes cheveux ! Rendez-moi mes cheveux ! » Hurla Shinji furibond.

Les voix féminines étouffées par la compression dans la cabine de l’ascenseur s’écrièrent

« Moi aussi je veux une mèche…

—     Mais j’n’suis pas d’accord ! » Rétorqua Shinji qui essayait de repousser Hanataru qui avait la tête prisonnière dans un décolleté généreux.

Ce dernier avait la nette impression que sa dernière heure était arrivée. Quoique c’était plutôt une belle mort… Mourir dans un soutien-gorge de femme ! Il allait réussir post-mortem là, où il avait échoué de son vivant, se dit-il pragmatique.

« Attraper la garce et prenez lui la mèche de cheveux…

—     J’vais m’servir à la source… » S’écria une voix en tirant sur une des mèches blondes.

Shinji commençait à mourir de chaud de son côté et commençait sérieusement à s’énerver. Mais, bloqué comme il l’était, il ne pouvait pas faire grand-chose. De plus, les respirations haletantes, la sueur, le parfum bon marché, il grimaçait de douleur à force de lui tirer les cheveux, le fait d’être piétiné et d’avoir les pieds écrasés ne contribuaient pas à rester calme.

Au moment où il allait explosé une voix polaire et calme se fit entendre comme une menace.

« Si vous ne sortez pas immédiatement de cette cage d’ascenseur, je vous fait jeter en prison pour agression sur la personne d’Hirako-san ! Si vous vous mettez en rang, il se fera un plaisir de vous signer des autographes. En attendant... Sortez ! »

Le silence fut instantané. Shinji sentait la pression devenir moins forte, il vit que toutes ses fans sortaient en rang et calmement. Comment son assistant avait accompli ce miracle ?

« Hirako-san, sortez ! »

L’acteur sortit à son tour et s’aperçut alors, d’une haie de molosse se tenant devant les portes coulissantes. Shinji passa devant Hanataru qui avait son uniforme défait, passablement froissé et découpé, du à des coups de ciseaux intempestifs. Ces derniers ayant loupé leurs cibles. Le jeune homme se réfugia promptement derrière les portes lorsqu’elles se refermèrent.

Shinji haussa un sourcil et observa tous l’attroupement regroupant une trentaine de femmes de tous âges. Il jeta un regard suspicieux, Kurosaki se plaça sur le côté et déclara toujours aussi froidement

« Maintenant, si vous souhaitez un autographe, vous faites comme tout le monde. Vous passez chacune votre tour dans le calme. Si vous tentez encore quoi que ce soit… je vous fais vider par la fenêtre !

—     Nous sommes au vingtième étage ! Protesta une fan.

—     Et vous croyez que cela va m’arrêter ? Ricana sinistrement Kurosaki.

—     Ouaih… surtout lui… » Marmonna Hirako en observant son assistant qui remontait ses lunettes à grosse monture.

Ichigo le gratifia d’un regard sombre et les fans s’approchèrent en évitant l’assistant qui se tenait droit comme un piquet en attendant, le moindre faux pas d’une des fans présente.

« On dirait un cerbère… » Chuchota l’une d’entre elle.

Shinji répondit en murmurant :

« Oui… il est terrible… mais, efficace… » Précisa Shinji.

—     Je vous plains ! » Souffla une autre fan qui glissait presque sur le sol pour s’approcher, le regard braqué en arrière pour observer les réactions de l’assistant.

La séance terminée, le groupe fut reconduit par les gardes du corps en dehors du palace. Shinji resta pensif, en secouant la tête comme si tout cela le dépassait.

« Je ne vois vraiment pas ce qu’elles m’trouvent… » Chuchota-t-il.

—     Hirako-san… si je puis me permettre, vous devriez retourner dans votre chambre avant qu’il ne se produise de nouveaux incidents… »

Shinji leva les yeux vers son assistant et soupira abattu. Décidément, partout où il allait, tout se terminait de cette façon, songea-t-il désabusé. Il ne pouvait pas faire un pas seul dehors sans qu’il ne se fasse agresser par une fan hystérique. L’acteur regagna sa chambre et se tourna vers Kurosaki moqueur

« Puis-je avoir les clefs de ma chambre Ku-ro-sa-ki-san ? »

Le roux qui s’était placé à ses côtés,  lui tendit sa carte magnétique. Hirako glissa la clef et pénétra dans sa suite. Une fois à l’intérieur, il retira sa veste, la jeta sur un fauteuil couleur taupe. Shinji attrapa ses cheveux puis s’écria furieux…

« Merde ! Elle m’a coupé au moins quinze centimètres !

—     Je dirai… cinq. Tout au plus » Fit calmement son assistant qui posait le courrier sur la table basse ainsi qu’un dossier complet avec son emploi du temps du lendemain.

—     Ça se voit que c’n’est pas tes cheveux !

—     Non, se ne sont pas les miens. »

Shinji leva les yeux vers Kurosaki pour l’observer attentivement. C’était quoi se nouveau comportement ? D’habitude, lorsque la porte se fermait derrière eux, il avait droit à une scène. Quoique chacun prenait son amant pour un être froid, voir psychorigide, caché derrière d’immonde lunettes… mais, Shinji savait que derrière ce masque se cachait un volcan de passion. Mais ça, il n’y avait que lui qui le savait… enfin, jusqu’à ce jour. Ce comportement distant et froid, l’agaça et il demanda méfiant.

« Quelque chose est arrivé pendant que j’étais absent ?

—     Non… » Rétorqua Ichigo en posant un regard calme sur Shinji.

—     Non… » Répéta doucement Shinji en plissant les yeux. « Alors explique-moi ton comportement ?

—     Quel comportement ?

—     Fait pas semblant de ne pas comprendre !

—     Non… je ne vois pas de quoi tu veux me parler ! Bon… pour en revenir à quelque chose de plus professionnel, j’ai aussi pris les messages de ta famille et je te signale que nous devons nous rendre en… »

Ichigo ne pu terminer sa phrase, Shinji l’avait retourné sèchement pour l’observer droit dans les yeux. Le roux baissa son regard et haussa un sourcil faussement déconcerté.

« Je m’en fou… » Commença Hirako.

—     C’est ton job… » Répliqua Ichigo.

—     Et toi… t’en a un autre de job ! » Coupa Shinji mécontent.

—     Ah oui ? Je suis votre assistant, rien de plus Hi-ra-ko-san… Ironisa Ichigo.

—     Continue à te la jouer prude et distant… Je vais vraiment m’énerver… C’est ta nouvelle façon de me punir ?

—     Je ne vous ai jamais causé de tord… Hirako-san. » Répondit narquois l’assistant.

—     Bien sur ? Et toute les fois où je me suis retrouvé attaché au lit ? Ou tu m’as obligés à subir des châtiments corporel et…

—     Obligé ? S’étonna Ichigo. Tu es toujours d’accord !

—     Non… je ne suis pas d’accord, si tu veux tout savoir !

—     Ah oui ? Très bien… J’ai terminé mon travail ici. Je vous souhaite une bonne nuit… Hirako-san. »

L’homme contourna l’acteur se dirigeant vers la sortie. Shinji se tourna et déclara en colère

« C’est ça… joue-moi ta Diva !

—     C’est toi qui est une Diva ne confond pas les rôles… » Fit Ichigo en glissant son regard vers son amant qui se tenait au milieu de la pièce, les mains sur les hanches furieux.

—     Et qu’est ce que tu me joues depuis tout à l’heure ? D’habitude tu me fais une scène à chaque fois que je me fais harceler et là, tu te la joues grand seigneur !

Ichigo haussa un sourcil, secoua la tête avant de prendre la poignée de la porte en main. Avant qu’un bruit de chute ne le fasse se retourner. Shinji était étalé de tout son long, apparemment, il s’était prit les pieds dans le tapis. Il grimaçait de douleur, Ichigo fit demi-tour et se pencha vers son compagnon réellement inquiet.

« Tu t’es fait mal ?

—     Non pas du tout ! » Répliqua Shinji les larmes aux yeux. « C’est un réel plaisir de se fracasser le crâne contre le sol… je fais ça chaque matin…. Quand un grand crétin roux se tire vite fait de mon lit, m’abandonnant à des fans hystériques… et tout ça pour je ne sais quelle raison ! » Finit par cracher exaspéré.

Ichigo soupira et abandonna son air revêche. Il prit les mains que Shinji se frottait l’une contre l’autre pour évacuer la douleur. Il porta la partie la plus charnue à ses lèvres  pour embrasser tendrement la paume.

« Tu as toujours mal ? » Interrogea Ichigo en regardant par-dessus ses lunettes.

Shinji le foudroya du regard.

« Tu te fous de moi ? C’est quoi ton nouveau plan ? T’essaye de m’amadouer avec la tendresse ? Pas question… Tu voulais te casser et bien casse-toi ! »

Faisant la sourde oreille, Ichigo continua à embrasser la paume pour descendre vers le poignet. Shinji déglutit, le regard de braise d’Ichigo lui montrait combien, son amant le désirait. Il tentait de retirer sa main de celle d’Ichigo mais, ce dernier resserra son étreinte.

« Tu ne m’auras pas comme ça ! Rend-moi ma main ! » Protesta Shinji de mauvaise humeur.

Sans se départir de son calme Ichigo fit remonter ses lèvres et effleurait le tissu du bout de ses lèvres. Shinji se débattait de manière de plus en plus farouche. Ichigo du le plaquer au sol pour arriver à le caresser comme il en avait envie.

« Ah ! Tu vois ! » S’écria Shinji… « On en arrive toujours à la même chose… t’es un psychopathe !

—     Mais oui, mais oui…

—     Et en plus, il n’en a rien à foutre de ce que j’lui dis ! Grogna Shinji.

—     Il faut bien que je te fasse payer tous les soucis que tu me causes… Chuchota Ichigo.

—     Je savais bien que ça me retomberait des… »

Shinji ne pu finir sa phrase, Ichigo taquinait ses lèvres avec sa langue de manière sensuelle. Shinji sans s’en apercevoir avait déjà enroulé ses bras autour de la nuque de son compagnon et le dévisageait amoureusement. L’acteur laissa la bouche de son assistant s’emparer de la sienne, il répondit avec avidité à ses caresses. Shinji tremblait alors que les mains d’Ichigo avaient défait sa chemise, alors que la bouche de son amant léchait son mamelon.

« Euh… je me suis fait mal en tombant Ichi… on ne pourrait pas aller dans un endroit plus confortable ?

—     Hai ! »

Ichigo se redressa, tira la main de Shinji pour ensuite l’attraper et le balancer sur son épaule comme un sac de sable. Shinji hurla dans la suite.

« Redescend-moi tout de suite ! Espèce de… de…

—     D’amant soucieux de ton confort ? Suggéra Ichigo narquois.

—     La ferme ! Il est hors de question… tu m’entends ! » Hurlait toujours Shinji en avalant une partie de ses cheveux qu’il recrachait en même temps qu’il parlait. « Que tes misérables mains ne me touchent encore ! tu me prends pour quoi ? Un sac de pommes-de-terre ? Reposes-moi ! »

Ichigo jeta presque Shinji sur un matelas moelleux, le blond voulu sauter de l’autre côté du lit pour échapper à son ravisseur.

« Non mais, il se prend pour qui ? Je ne suis pas… je….

—     Je t’aime… Shinji. » Déclara simplement Ichigo.

Shinji s’arrêta net alors qu’il s’était réfugié de l’autre côté du matelas. Ichigo le regardait avec tendresse et son cœur eut un loupé. L’acteur ne su plus quoi dire, ni quoi faire. Il suffisait toujours qu’Ichigo lui fasse ce genre de déclaration pour que le sol s’ouvre sous lui. Conscient de l’effet qu’il faisait à son compagnon, Ichigo rampa sur le couvre-lit, s’agenouilla devant Shinji. Il repoussa avec douceur les mèches blondes qui s’étaient emmêlées durant le court et rude trajet. Ichigo se pencha, embrassa presque timidement son amant qui le fixait toujours sans rien dire.

« Je t’aime Hirako Shinji…

—     T’es qu’un salaud car tu sais l’effet que ça me fait… » Chuchota Shinji ému.

—     Oui… je le sais… » Acquiesça Ichigo avec un sourire.

—     Et tu profites de mes faiblesses… » Souffla Shinji.

—     Tu n’en as pas beaucoup… » Protesta l’assistant en caressant de ses pouces les joues de son amant.

—     Ce n’est pas de ma faute…

—     Je le sais… mais, je suis jaloux Shinji… Je ne peux pas m’empêcher de te faire souffrir un peu parce que moi, je dois cacher mes sentiments, parce que je ne peux pas m’afficher avec toi alors que tant d’autres font des photos et paradent à ton bras…. Je voudrai que tu n’appartiennes qu’à moi… C’est… » Chuchota Ichigo en embrassant avec de petit baiser le visage de Shinji « Tu es ma plus grande faiblesse… ».

—     Tu sais très bien que ce n’est qu’un jeu… Tu es mon seul amour…

—     Je le sais… mais, que ressentirais-tu si c’était moi à ta place ? »

Shinji ne répondit pas, il fit glisser les lunettes d’Ichigo. Les traits austères avaient fait place à un visage séduisant et chaleureux. Les doigts de Shinji effleurèrent le visage d’Ichigo comme fasciné.

« Tu me comprends ?

—     Je n’ai rien pour moi, c’est ça que je ne comprends pas… Souffla Shinji.

—     Ce n’est pas à toi d’en décider… Si tu as autant de femmes à tes trousses… si moi, je t’aime au point d’en perdre la tête… c’est parce que tu as ce quelque chose qui fait défaut aux autres. Et tu n’es pas rien Shinji. Tu es l’homme de ma vie…

—     Ça… tu essayes encore de m’amadouer pour… pour coucher avec moi… protesta faiblement Shinji.

Le blond était terriblement ému et voulait se protéger inconsciemment de la tendresse qu’il recevait en masse.

« Tous les moyens sont bons… Affirma Ichigo qui n’était pas dupe.

—     Tu vois… » Chuchota Shinji, alors qu’Ichigo avait attiré la mince silhouette entre ses bras. « Tu vas encore exploiter mon corps de rêve…

—     J’adore cela…

—     Tu n’es qu’un pervers !

—     Oui… un pervers amoureux… » Souffla Ichigo alors que sa bouche descendait sur le corps de son compagnon tendrement.

—     Amoureux ou pas, t’es qu’un pervers… » approuva Shinji la gorge nouée alors que les mains d’Ichigo défaisait la boucle de son pantalon.

Un sourire aux lèvres, Ichigo allongea Shinji et lui retira son pantalon. Ichigo se suspendit au-dessus de son amant, se plaçant entre ses jambes de cette façon, leurs corps s’épousaient étroitement. Pour Ichigo le visage alanguit de Shinji était le plus beau du monde et cette expression, il n’y avait que lui qui la connaissait. Shinji murmura

« Je ne veux pas que tu me quittes trop de bonne heure demain… reste avec moi, faisons comme si nous étions un couple normal… y’aura personne à part nous deux… »

Ichigo eut un petit sourire, acquiesça avant de reprendre là, où il s’était arrêté un peu plus tôt.

°°0o0°°

Allongé, entre les draps de la couverture. Ichigo observait son amant dormir. Shinji s’était blottit contre lui, ses longs cheveux blonds s’enroulant autour de leur deux corps. Du bout du doigt, le roux repoussa les mèches insolentes qui lui cachaient la vision des traits de l’acteur. Ce matin là, pour la première fois en quatre ans, il allait rester au côté de son amant. Il ferait plaisir à Shinji et tant pis si les autres savaient.

Shinji remua pour se réveiller brutalement. Il se redressa abruptement le regard hagard.

« Ichigo ?

—     Je n’ai pas bougé Shinji… »

Le blond grimaça, ses mèches entortillées le faisaient souffrir. Ichigo le libéra et Shinji adressa un grand sourire à son amant.

« Tu es resté…

—     Ça te dirait… si je restais toujours à tes côtés ? Chaque matin, chaque soir et ça tous les jours de notre vie ?

—     C’est une demande en mariage ? » Interrogea Shinji sur ses gardes. « Attention, je n’suis pas quelqu’un de facile… »

Ichigo se frappa le front puis se laissa tomber sur les oreillers.

« Oï ! Ça veut dire quoi ton comportement ? Interrogea Shinji. Tu me demandes en mariage et après tu…

—     On ne peut pas se marier Shinji… Mais, si on pouvait, je le ferai.

—     Se sont des paroles en l’air ! Déclara Shinji.

—     Mais pourquoi chacune de nos conversations m’épuise ? Et pourquoi je reste en plus le matin ?

—     Parce que tu n’peux pas résister à mon charme !

—     C’est vrai…

—     Tu es amoureux !

—     C’est vrai…

—     Tu es mon esclave…

—     C’est vrai…

—     Tu es l’homme que j’aime…

Ichigo souleva sa main et observa Shinji qui l’observait mal à l’aise. Ichigo se redressa et embrassa sa moitié.

« C’est vrai et je t’aime plus encore !

—     Faux ! Rétorqua Shinji.

—     Tu en connaitrais beaucoup qui supporteraient tes humeurs ? Interrogea Ichigo moqueur.

—     Je n’ai pas des humeurs et c’est de ta faute de toute façon…

—     Mais oui, mais oui… l’excuse est toute trouvée.

—     Comment ça c’est tout trouvé ! Je te signale que…

—     Tu veux quoi pour déjeuner ? La même chose que d’habitude ou bien…

—     Pour deux le déjeuner… » Coupa Shinji.

Ichigo eut un petit sourire, décrocha le combiné du téléphone pour passer la commande. Puis, quand il eut raccroché se tourna vers Shinji et déclara narquois.

« C’est bon, tu peux reprendre tes récriminations… je suis prêt !

—     Comment ça mes récriminations ? Et comment ça t’es prêt ? » S’écria Shinji furieux.

Ichigo se leva, traversa la pièce nu comme un vers, accompagné de l’acteur qui n’avait pas fini d’en découdre avec le comportement psychotique de son assistant. Enfermé dans la salle de bain, quelques minutes plus tard, Shinji pensait totalement autrement et seuls ses gémissements se faisaient entendre.

2 commentaires

  • Sora

    J’adore ! C’était vraiment trop bien, je trouve que leurs personnalités sont véritablement bien retranscrites !
    En plus il s’agit de mon couple préférée avec Ichigo en seme ( vraiment pas simple de trouver des Ichigo/Shinji ).
    Merci pour cette OS long mais jamais assez !

    • Marlène

      Merci Sora 🙂 J’avoue ! Le Shinji x Ichigo est mon couple préféré :p (je l’ai découvert tout à fait par hasard en plus ^^’). Je te remercie pour ton commentaire et Je vais m’activer pour mettre la suite de mes histoires 😀
      Bises

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